30
mai
Art Rock 2012

Le festival Art Rock, qui prend ses marques chaque année dans les rues de Saint-Brieuc, est devenu un véritable pèlerinage. En fidèle briochine que je suis, chaque année j’y retourne, j’y croise des amis, parfois même j’y fais de belles rencontres, mais surtout, je prend ma dose de claques musicales. Pour cette 29e édition qui avait lieu ce week-end de la pentecôte, la programmation nous réservait quelques surprises. Retour sur ces trois jours de live.
Vendredi 25 mai
En ce premier jour de festival, c’est sous un soleil cuisant que je me dirige vers Poulain Corbion, grande scène du festival, pour le live de Charlie Winston. Pour son second passage en terre briochine, le britannique à l’allure bobo nous présente son second album ”Running Still”, musicalement dans la même veine que sa première oeuvre. C’est d’ailleurs et surtout à l’aide de ses premiers titres qu’il met l’ambiance sous le soleil breton, ses pas de danse et son sourire ravageur qui en feront chavirer plus d’une au premier rang.
On avait gardé de beaux souvenirs des live de Dionysos, devenus adeptes du festival. La chose fut encore renouvelée : l’électrisant Mathias Malzieu et toute sa troupe envahit la grande scène pour un peu plus d’une heure de show rock explosif et décadent. Le bird ‘n’ roll prend le dessus sur les festivaliers et l’alchimie entre le public et le groupe s’opère. On passe des titres de “Western Sous la Neige” à ceux de ”La Mécanique du Coeur” et assistons à l’inévitable slam de Mathias, qui monte sur la régie et pousse des cris au mégaphone. Un show qui restera encore dans les mémoires, où la sueur s’étend peu à peu dans les vêtements.
Enfin, le cube 2.0 se monte, et Etienne de Crecy se voit juché dans son perchoir brillant de mille feux. La structure métallique et lumineuse se met en marche pour un set électro haut en couleurs toujours aussi épatant. On en prend plein la rétine et surtout plein les tympans. Les courbatures et le mal de crâne se font sentir, il est temps d’aller se reposer car la journée du samedi risque d’être mouvementée.
Samedi 26 mai
Après une journée passée entre interviews et conférences de presse, je me dirige vers Poulain Corbion, bien décidée à apprécier le show attendu d’Orelsan. Avec “Le Chant des Sirènes” sous la main et de superbes textes à l’image de “Suicide Social”, la performance scénique du caennais et de ses musiciens séduit la foule qui n’hésite pas à reprendre ”La Terre est Ronde” en choeurs. Il a ”le son qui frappe” et les “gamines de huit piges qui font du 90 B” en restent scotchées.
Endimanché de son plus beau costard à paillettes, Thomas Dutronc entre sur scène pour nous présenter “Silence on tourne, on tourne en rond”, mais n’hésite évidemment pas à reprendre les titres du manouche sans guitare que la foule d’Art Rock n’avait pas oublié. Cet adorateur de Django Reinhardt nous charme à l’aide d’un spectacle musical toujours aussi captivant où la guitare manouche reste reine.

Mais ce soir, c’est définitivement C2C qui enflamme le site de Poulain Corbion. Les quatre Djs nantais, moitié Hocus Pocus, moitié Beat Torrent, transforment le site en gigantesque piste de danse grâce à un set électro mêlant sonorités eighties au scratching, véritable prouesse technique que nous offre le collectif. On se souviendra de la reprise des Aristochats, et évidemment, le succulent ”Down the Road” qui mettra tout le monde sur la même longueur d’ondes.
Pendant ce temps là, la scène du Forum accueille les anglais de Breton qui nous avaient bluffé lors des dernières Trans Musicales de Rennes. Le rock-électro patchwork de leur dernier album Other People’s Problems met littéralement le feu au Forum, l’alarme incendie se déclenchant en plein set. Le public chaud bouillant hurle à la déception, mais quinze minutes plus tard, Breton reprend de plus belle, déchainant la foule, l’entrainant dans leur univers presque math-rock électrique et éclectique.
Dimanche 27 mai

En plein après-midi, au détour des rues, le festivalier pouvait apercevoir, sur les coups de quinze heures, le spectacle de déambulation des Arts de Rue “Les Girafes, opérette animalière” par la compagnie Off. Même s’ils remplaçaient cette année la compagnie Royal De Luxe, on n’y perd pas au change, bien au contraire : de superbes girafes montées sur des échasses, dressées par la voix de la cantatrice. Des paillettes tombent du ciel, les tambours s’emballent, les pétales de roses s’envolent…

Plus tard dans la soirée, retour sur Poulain Corbion pour le live de Theophilius London, le coup de coeur de Jean-Michel Boinet sur cette 29e édition. Le new yorkais, aux allures de Tinie Tempah, nous offre un spectacle hip hop digne des plus grands, n’hésitant pas à slamer dans le public, affolant la sécurité et son équipe. Les lunettes noires sur le nez, l’artiste saute, bondit sur ses musiciens, telle une pile électrique. Le public est conquis, bouillonnant dans l’attente de la suite.
Les divas de Brigitte entrent sur scène sous les ovations. Malgré toute cette mise en scène de princesse, il faut avouer qu’elles savent envoûter le public d’Art Rock qui ne tergiverse pas d’éloges pour les deux femmes. Petite mention pour la reprise de “Ma Benz” qui reste la meilleure cover qu’elle n’aient jamais faite.
Il est 23 heures, le forum m’appelle pour le live de BRNS (prononcez “Brains”), encore presque inconnus du grand public français. La fuite des cerveaux bruxellois m’avait séduite sur le web avec “Mexico”, j’attendais alors avec impatience la prestation des quatre belges… Et ce fut sûrement mon coup de coeur de ces trois jours de festival. Une fureur math-rock tribale criante et efficace que l’on pourrait comparer à Wu Lyf, mais bien plus mélancolique et envoutante, anime les BRNS et enflamme le lieu intimiste. Le mini-album “Wounded” sous le bras, leur set entraîne le public attentif du Forum qui clame haut et fort son amour pour les belges.
Le titre “Here Dead He Lies” capté par le collectif Sourdoreille ne vous prouvera pas le contraire.

Tandis que ShakaPonk met l’ambiance sur Poulain Corbion avec un set des plus électriques et efficaces, Spoek Mathambo danse au Forum. Alliant le hip hop au punk, il nous offre un live décadent et surprenant, où la reprise de She’s Lost Control des Joy Division restera dans les mémoires. Un grand moment de live.
On attend impatiemment le 30 ème anniversaire du festival, qui se tiendra les 17, 18 et 19 mai 2013 ! À l’année prochaine !
Vous pouvez retrouver toutes les photos de Gwendal Le Flem sur son site officiel !
Article visible sur Rennes Actu’


Trois ans après “Shoegazing Kids”, on attendait impatiemment du renouveau. D’entrée, les Stuck nous annonçait la couleur avec deux titres balancés sur le net, “Brother” et “Pursuit”, avec l’effet d’une bombe lâchée sur les réseaux sociaux.






Je n’en reviens toujours pas, c’est fou. Vous le savez déjà bien sûr, “Did You Hear This ?” est shortlisté pour l’édition 2011 des Golden Blog Awards, et c’est grâce à vous. Merci d’avoir cliqué sur ce pouce jour après jour. Nous sommes donc dix dans la catégorie “Musique”, et je peux vous dire que grâce à vous, je me retrouve face à quelques pointures du blogging musical… 
